DAM KAT Artiste peintre, Illustratrice
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Il n’y a pas de métier plus doux ni plus rude que celui d’artiste-peintre.
Il n’y a pas de métier plus doux ni plus rude que celui d’artiste-peintre.
Doux, parce qu’il oblige à voir. Rude, parce qu’il oblige à voir autrement.
Je ne parle pas ici du marché de l’art, de l’exposition ou de la vente. Je parle de ce moment fragile où l’on entre dans l’atelier — et qu’on laisse le monde dehors.
Juste le cœur, les mains, et quelque chose d’invisible qui pousse à créer.
J’habite en Bretagne. Ici, la lumière est une bête sauvage. Elle se glisse dans les feuillages, s’échappe des cieux gris, tremble sur les granits.
On dirait qu’elle peint elle-même.
Dans cette région, il y a des galeries, des ateliers, des artistes partout. Et pourtant, parfois, on a l’impression de parler dans le vide. Mais ce vide-là, je l’ai appris : il n’est pas contre nous. Il est le silence nécessaire. Le terreau de la joie.
Le geste comme prière
Créer, ce n’est pas produire. C’est écouter.
Un pinceau dans la main, c’est un peu comme une plume dans le vent. On ne sait pas ce qui va venir. Parfois, une couleur déborde. Une forme s’impose. Ce n’est pas nous qui décidons. C’est plus humble. C’est plus grand.
Quand je peins, je n’attends rien.
Pas de reconnaissance, pas de succès. Seulement la présence.
Celle d’un moment où je suis là, tout entière.
Pas éparpillée, pas pressée, pas en train de justifier.
Juste là, dans la matière, dans la trace, dans le silence.
Être femme dans un monde de contours
Il faut le dire : être femme et artiste, c’est encore, trop souvent, peindre à l’arrière-plan.
Les regards glissent plus vite. Les expositions se ferment.
Mais c’est peut-être aussi une chance, en secret.
Cela nous rend plus attentives. Plus profondes.
On apprend à ne pas plaire, mais à dire.
À ne pas illustrer, mais à révéler.
Je ne cherche pas à décorer les murs.
Je cherche à ouvrir un peu l’intérieur.
Je peins des émotions que les mots n’arrivent pas à dire.
Des colères douces, des silences blessés, des élans d’enfance.
Mon atelier : une chambre d’écoute
Mon Atelier est posé là, un peu comme une cabane dans les bois.
On y entre à pas lents.
Il sent l’huile, le bois, le mystère.
Ici, je ne fabrique pas des tableaux.
Je cherche.
Je doute.
Je recommence.
Et parfois , parfois, une lumière se pose sur la toile. Alors je sais que je suis vivante. Vous pouvez découvrir mes derniers dessins et peintures dans > ma Galerie d’Art en ligne juste ici.
Créer, c’est aimer autrement
Peindre ne m’a jamais rendue riche.
Mais peindre m’a toujours rendue plus libre.
Il y a des jours où tout semble vain. Où l’on doute. Où l’on se dit : à quoi bon ?
Et puis un matin, une lumière étrange entre par la fenêtre.
On regarde un blanc sur la toile.
Et on y voit un monde.
Alors on reprend. Encore.
Non pas pour réussir.
Mais pour vivre un peu plus pleinement.
DAM KAT
