DAM KAT et sa démarche artistique, devant ses dessins, dans son atelier en 2025

La couleur comme présence

 

La couleur n’est pas un simple choix esthétique. Elle est une présence, parfois douce, parfois dense, parfois vibrante. Elle se construit par superpositions, par transparences ou par recouvrements, en dialogue constant avec le support. Certaines couleurs s’imposent immédiatement, d’autres apparaissent plus lentement, au fil du temps et du regard.

La peinture devient alors un espace où la couleur respire, se tend, s’apaise ou se transforme, selon l’énergie du moment et l’équilibre recherché.

La matière : résistance et profondeur

 

La matière picturale joue un rôle essentiel dans mon travail. Elle apporte de la profondeur, de la texture, parfois une forme de résistance au geste. Qu’elle soit fluide ou plus dense, la matière influence la manière de peindre et oblige à écouter ce qui se passe à la surface.

Travailler la matière, c’est accepter l’imprévu, les accidents, les variations. C’est laisser une trace du temps, du mouvement et de l’engagement physique dans la peinture.

Le geste : un mouvement vivant

 

Le geste est au cœur du processus. Il peut être lent, retenu, précis, ou au contraire plus ample et spontané. Il s’adapte au format, au support, à la matière, mais aussi à l’état intérieur du moment. Chaque geste porte une intention, même lorsqu’il semble instinctif.

Peindre, c’est trouver un équilibre entre maîtrise et lâcher-prise, entre contrôle et liberté. Le geste n’est jamais décoratif : il est une manière de traverser la surface, de l’habiter pleinement.

Une peinture en dialogue constant

 

Couleur, matière et gestes dialoguent en permanence. Aucun élément ne domine durablement les autres. Parfois la couleur prend le dessus, parfois la matière impose son rythme, parfois le geste s’efface pour laisser place à une forme de silence pictural.

Ce dialogue est au cœur de chaque œuvre. Il ouvre un espace de respiration et de silence, où la peinture devient une invitation au rêve et à la contemplation, laissant au regard la liberté de se perdre, d’errer et de s’abandonner au ressenti.

Le dessin : un moment de répis

Autour du dessin et de la peinture