DAM KAT, artiste célébrant l'intimité et la tendresse à travers une peinture figurative raffinée parle de son dernier coup de coeur : Le Lit de Toulouse Lautrec
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En direct de mon Atelier
La couleur comme présence
La couleur n’est pas un simple choix esthétique. Elle est une présence, parfois douce, parfois dense, parfois vibrante. Elle se construit par superpositions, par transparences ou par recouvrements, en dialogue constant avec le support. Certaines couleurs s’imposent immédiatement, d’autres apparaissent plus lentement, au fil du temps et du regard.
La peinture devient alors un espace où la couleur respire, se tend, s’apaise ou se transforme, selon l’énergie du moment et l’équilibre recherché.
La matière : résistance et profondeur
La matière picturale joue un rôle essentiel dans mon travail. Elle apporte de la profondeur, de la texture, parfois une forme de résistance au geste. Qu’elle soit fluide ou plus dense, la matière influence la manière de peindre et oblige à écouter ce qui se passe à la surface.
Travailler la matière, c’est accepter l’imprévu, les accidents, les variations. C’est laisser une trace du temps, du mouvement et de l’engagement physique dans la peinture.
Le geste : un mouvement vivant
Le geste est au cœur du processus. Il peut être lent, retenu, précis, ou au contraire plus ample et spontané. Il s’adapte au format, au support, à la matière, mais aussi à l’état intérieur du moment. Chaque geste porte une intention, même lorsqu’il semble instinctif.
Peindre, c’est trouver un équilibre entre maîtrise et lâcher-prise, entre contrôle et liberté. Le geste n’est jamais décoratif : il est une manière de traverser la surface, de l’habiter pleinement.
Une peinture en dialogue constant
Couleur, matière et gestes dialoguent en permanence. Aucun élément ne domine durablement les autres. Parfois la couleur prend le dessus, parfois la matière impose son rythme, parfois le geste s’efface pour laisser place à une forme de silence pictural.
Ce dialogue est au cœur de chaque œuvre. Il ouvre un espace de respiration et de silence, où la peinture devient une invitation au rêve et à la contemplation, laissant au regard la liberté de se perdre, d’errer et de s’abandonner au ressenti.
Le dessin : un moment de répis
Autour du dessin et de la peinture
Le Veilleur de l’Aube est celui qui affronte son destin avec courage.
ll avance pour protéger ce qui ne peut parler : les animaux, la nature, les êtres qu’il aime. Il défend le fragile, l’indomptable, l’essentiel.
Lire l'articleAdam et Ève : leur innocence peinte par Giacometti (1907)
L’inquiétude affleure sans violence, comme une punition encore silencieuse. Ce qui me touche le plus est l’innocence du couple, intacte malgré l’approche de la chute, donnant à la scène une dimension profondément humaine et...
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