DAM KAT, artiste célébrant l'intimité et la tendresse à travers une peinture figurative raffinée parle de son dernier coup de coeur : Le Lit de Toulouse Lautrec
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Quand l’illustration devient une œuvre
On a longtemps considéré l’illustration comme un art « au service de » : au service d’un texte, d’une histoire, d’un message. Comme si l’image ne pouvait exister pleinement qu’en accompagnement. Pourtant, une illustration peut aussi se suffire à elle-même. Elle peut être une œuvre finale, complète, autonome, qui n’a pas besoin de mots pour exister.
Une image parle avant tout par ce qu’elle montre, mais aussi par ce qu’elle laisse en suspens. Elle raconte sans expliquer, suggère sans imposer. Lorsqu’elle est pensée comme une œuvre à part entière, l’illustration ne cherche pas à illustrer quelque chose d’extérieur à elle : elle devient le lieu même du récit.
Le choix du noir et blanc va dans ce sens. Sans la couleur, il ne reste que l’essentiel : la ligne, les masses, la lumière, le contraste. Chaque trait compte. Rien n’est décoratif, rien n’est gratuit. Le noir et blanc oblige à une forme de sincérité visuelle, à une économie de moyens qui renforce la force de l’image plutôt qu’elle ne la limite.
Dans ce dépouillement, le regardeur est invité à prendre le temps. À entrer dans l’image, à y projeter sa propre sensibilité, son imaginaire, son vécu. L’illustration ne donne pas toutes les réponses : elle ouvre un espace. Elle propose une rencontre.
Considérer l’illustration comme une œuvre finale, c’est reconnaître que le dessin, même sans texte, même sans couleur, peut porter du sens, de l’émotion, une vision du monde. Ce n’est pas une étape, ni un complément. C’est un choix artistique assumé, où l’image existe pour elle-même, pleinement.
Le dessin : un moment de répis
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Le Veilleur de l’Aube est celui qui affronte son destin avec courage.
ll avance pour protéger ce qui ne peut parler : les animaux, la nature, les êtres qu’il aime. Il défend le fragile, l’indomptable, l’essentiel.
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