DAM KAT, artiste célébrant l'intimité et la tendresse à travers une peinture figurative raffinée parle de son dernier coup de coeur : Le Lit de Toulouse Lautrec
Lire l'articleDAM KAT Artiste peintre contemporaine
En direct de mon Atelier
Pourquoi je peins
Je peins pour capter les émotions vraies.
Celles qui explosent dans notre coeur, celles qui nous font chavirer ou celles qui nous font trembler un instant puis disparaissent.
Je peins pour entendre mon cœur battre au rythme du cosmos.
Pour sentir que je fais partie de ce mouvement immense, silencieux, vivant.
Avec mes mains, je fais.
Je dessine, je peins, comme on touche le monde pour vérifier qu’il est là.
J’écoute le vent.
Il me rappelle simplement que respirer est une chance.
Mon travail ne cherche pas à représenter la violence intérieure, ni à la mettre en scène.
Au contraire, je crée des images comme des espaces d’accueil, où l’émotion humaine peut être reconnue, écoutée, respectée.
L’émotion n’est pas, pour moi, quelque chose à contenir ou à combattre.
Elle est un message du vivant.
Lorsqu’elle est accueillie, la peur disparait.
Dessiner est un acte d’amour.
Un geste simple, offert, sans défense.
Peindre, c’est s’émerveiller de la vie et de tout ce qu’elle a créé :
la nature splendide,
les animaux merveilleux,
et l’être humain, fragile, inquiet, cherchant sa place, peinant parfois à garder son sang-froid.
À travers mes dessins, un message revient, silencieux mais constant :
la poésie (la vie) nous protège de la violence.
Les corps que je dessine ne s’affrontent pas.
Ils se rencontrent.
La nature n’est pas un décor, mais une présence, un lieu de résonance et d’équilibre.
Le choix du dessin en noir et blanc, les teintes de mes toiles, s’inscrivent dans cette recherche de sobriété et de silence.
La ligne accompagne plus qu’elle n’impose.
Les valeurs restent douces, afin de laisser de l’espace au regard, à la respiration.
La condition humaine effraie.
Le temps qui passe, la mort qui nous attend au bout du chemin.
Alors peindre devient un acte de courage.
Une manière douce de rester vivant.
Dessiner, c’est un moment de répit.
Le temps s’arrête.
Et dans ce silence, j’entends battre mon cœur.
Le dessin : un moment de répis
Autour du dessin et de la peinture
Le Veilleur de l’Aube est celui qui affronte son destin avec courage.
ll avance pour protéger ce qui ne peut parler : les animaux, la nature, les êtres qu’il aime. Il défend le fragile, l’indomptable, l’essentiel.
Lire l'articleAdam et Ève : leur innocence peinte par Giacometti (1907)
L’inquiétude affleure sans violence, comme une punition encore silencieuse. Ce qui me touche le plus est l’innocence du couple, intacte malgré l’approche de la chute, donnant à la scène une dimension profondément humaine et...
Lire l'article