DAM KAT, artiste célébrant l'intimité et la tendresse à travers une peinture figurative raffinée parle de son dernier coup de coeur : Le Lit de Toulouse Lautrec
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En direct de mon Atelier
Entre contrôle et lâcher-prise
Dans mon travail, le dessin et la peinture ne s’opposent pas. Ils dialoguent. Ils avancent ensemble, chacun à sa manière, chacun avec son rythme. Le dessin n’est pas une étape préparatoire destinée à disparaître sous la peinture ; il est un langage à part entière, aussi essentiel que la matière peinte.
Le dessin pose une structure, une respiration. Il est souvent le premier geste, celui qui cherche, qui hésite, qui trace une direction. Mais il reste visible, présent, assumé. La ligne n’est pas effacée : elle affirme une intention, elle donne un cadre, parfois même une tension.
La peinture, elle, vient autrement. Elle apporte le poids, la profondeur, le silence ou la densité. Elle ne recouvre pas le dessin, elle l’accompagne, le prolonge, parfois le contredit. Entre les deux, il y a un équilibre fragile, une zone de dialogue où rien n’est figé d’avance.
Ce va-et-vient entre dessin et peinture crée un espace particulier. Le dessin garde quelque chose de direct, presque instinctif. La peinture demande davantage de temps, de lenteur, d’écoute. Ensemble, ils construisent une image qui oscille entre précision et liberté, contrôle et lâcher-prise.
Dans ce rapport, il n’y a pas de hiérarchie. Le dessin n’est pas au service de la peinture, pas plus que la peinture ne vient embellir le dessin. Ils coexistent, se répondent, parfois se frottent. C’est dans cette tension que l’image trouve sa justesse.
Le dessin et la peinture deviennent alors deux manières complémentaires de dire la même chose : l’une par la ligne, l’autre par la matière. Deux gestes différents, mais une seule recherche.
Le dessin : un moment de répis
Autour du dessin et de la peinture
Le Veilleur de l’Aube est celui qui affronte son destin avec courage.
ll avance pour protéger ce qui ne peut parler : les animaux, la nature, les êtres qu’il aime. Il défend le fragile, l’indomptable, l’essentiel.
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L’inquiétude affleure sans violence, comme une punition encore silencieuse. Ce qui me touche le plus est l’innocence du couple, intacte malgré l’approche de la chute, donnant à la scène une dimension profondément humaine et...
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