DAM KAT, artiste célébrant l'intimité et la tendresse à travers une peinture figurative raffinée parle de son dernier coup de coeur : Le Lit de Toulouse Lautrec
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En direct de mon Atelier
Une façon d’être au monde
Créer pour moi fait partie de la vie.
L’art m’a appris très jeune déjà, à ralentir. À regarder. À écouter ce qui se joue dans le silence. Dessiner, peindre, c’est prendre le temps d’observer la vie, la poésie qui se cache partout, la lumière des nuages, les corps qui s’agitent et se frôlent, les visages tristes ou joyeux et expressifs, les gestes simples aussi. C’est accepter de ne pas tout comprendre, de ne pas tout maîtriser. Dans le travail artistique, il y a une attention constante au moment présent, au moment en train de se faire.
Face à la violence, au bruit, à l’accélération permanente, l’art m’a toujours réconfortée. Il est mon refuge. Le dessin, en particulier, m’apporte beaucoup de calme et de paix intérieure. C’est un lieu sûr, un endroit où je peux revenir, quelles que soient les circonstances. Cette dimension est essentielle dans mon travail artistique : créer pour me sentir libre, mais aussi pour me sentir en sécurité.
La poésie se nourrit à l’intérieur
L’imaginaire occupe une place centrale dans cette relation à l’art. Il ouvre des mondes parallèles, où tout est possible, où la beauté, la douceur peuvent exister sans justification. Loin d’être une fuite, l’imaginaire est pour moi une manière d’approfondir le réel, de lui redonner de l’épaisseur et du sens. À travers le dessin et l’illustration, je cherche à faire émerger cette part invisible, fragile, souvent oubliée : la poésie et l’étincelle de vie.
L’art m’apprend la patience, l’humilité, l’acceptation du doute. Il m’enseigne que tout ne se résout pas immédiatement, que certaines choses demandent du temps, du silence, de l’attention. Cette philosophie du travail artistique influence profondément ma façon d’être au monde : avancer lentement, rester fidèle à ce qui fait sens, choisir la sincérité et l’authenticité plutôt que les apparences.
Créer c’est enfin chercher à transmettre quelque chose de simple et d’essentiel. À travers le dessin, la peinture ou l’illustration, il ne s’agit pas d’expliquer, mais de suggérer, que cette poésie qui est en chacun de nous ne demande qu’à être « réveillée « . Si mon Art peut offrir un moment de calme, de poésie ou de répis intérieur à quelqu’un, alors il aura accomplit à mes yeux pleinement sa fonction.
Le dessin : un moment de répis
Autour du dessin et de la peinture
Le Veilleur de l’Aube est celui qui affronte son destin avec courage.
ll avance pour protéger ce qui ne peut parler : les animaux, la nature, les êtres qu’il aime. Il défend le fragile, l’indomptable, l’essentiel.
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L’inquiétude affleure sans violence, comme une punition encore silencieuse. Ce qui me touche le plus est l’innocence du couple, intacte malgré l’approche de la chute, donnant à la scène une dimension profondément humaine et...
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