DAM KAT, artiste célébrant l'intimité et la tendresse à travers une peinture figurative raffinée parle de son dernier coup de coeur : Le Lit de Toulouse Lautrec
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Femmes, muses et présences
Depuis toute petite, j’ai été profondément marquée par les images de femmes dans la peinture. Des femmes représentées avec une allure noble, une tenue presque irréelle, des visages d’anges, des traits parfaits, calmes, lumineux. Ces figures dégageaient quelque chose de fort et de doux à la fois. Une impression de beauté évidente, mais aussi de grandeur et de dignité.
Je retrouvais cette présence féminine dans les récits sacrés, où les femmes, les figures saintes ou les personnages symboliques incarnent une forme de paix, de douceur et d’élévation. Mais aussi dans les récits mythologiques, souvent plus violents, plus tragiques, où malgré les épreuves, la femme reste droite, digne, presque intouchable dans sa beauté. Qu’elle soit déesse, muse ou héroïne, elle porte toujours quelque chose de plus grand qu’elle-même.
C’est cette image-là qui m’a profondément nourrie.
Le portrait féminin : ma source d’éveil
Si j’ai eu envie de dessiner des portraits féminins, c’est parce que certaines œuvres m’ont bouleversée très tôt.
Les femmes peintes par Botticelli, leur grâce mélancolique, leur beauté suspendue.
Les visages de Léonard de Vinci, à la fois parfaits et mystérieux, calmes et profondément habités.
Les portraits de Modigliani, où la femme devient une présence silencieuse, élancée, presque sacrée. Et tellement d’autres artistes m’ont inspirée.
J’aime surtout cette beauté « qui ne cherche pas à séduire », mais qui dit « autre chose ». Qui s’impose par sa force mystérieuse.
Une recherche de grâce et de poésie
Ma recherche actuelle est avant tout une recherche de grâce et de poésie. Tout passe par les attitudes que je choisis de donner à mes portraits. Une inclinaison du corps, un regard particulier : ce sont ces gestes, parfois les plus discrets qui renforcent l’émotion. Qui disent tout.
Les femmes que je peins sont, pour moi, des héroïnes du quotidien. Des femmes toujours debout, traversées par l’histoire, par les drames ou par les blessures laissées par le patriarcat. Des femmes qui ont tenu, résisté, avancé. Pour leurs enfants. Pour leur honneur et leur famille. Leur courage est souvent spectaculaire et profondément magnifique.
À travers la peinture, j’essaie de leur rendre hommage. De toucher et représenter leur beauté d’Âme. En les représentant, je cherche à faire émerger une puissance symbolique, intérieure, presque intemporelle.
Un hommage à toutes les femmes qui ont existé avant moi
Qu’elles soient connues ou anonymes, issues des récits sacrés, de la mythologie ou de la vie ordinaire, j’aime les portraits de femmes qui ont traversé leur époque avec courage, souvent dans le silence, et dont la force n’a pas toujours été reconnue.
Je leur rend hommage en les dessinant, je ne cherche pas à les idéaliser, mais à leur redonner une présence, une dignité. Leur grâce n’est pas fragile : elle est construite, conquise, parfois arrachée à la douleur. C’est cette grâce-là que je cherche à faire apparaître, à travers les attitudes, les regards, les silences. Je continuerai longtemps à dessiner ces figures parce qu’elles m’inspirent énormément et parce qu’elles éclairent mon propre chemin.
Le dessin : un moment de répis
Autour du dessin et de la peinture
Le Veilleur de l’Aube est celui qui affronte son destin avec courage.
ll avance pour protéger ce qui ne peut parler : les animaux, la nature, les êtres qu’il aime. Il défend le fragile, l’indomptable, l’essentiel.
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L’inquiétude affleure sans violence, comme une punition encore silencieuse. Ce qui me touche le plus est l’innocence du couple, intacte malgré l’approche de la chute, donnant à la scène une dimension profondément humaine et...
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