DAM KAT, artiste célébrant l'intimité et la tendresse à travers une peinture figurative raffinée parle de son dernier coup de coeur : Le Lit de Toulouse Lautrec
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Evolution dans mon travail
L’enfance et les premiers gestes
Je dessine depuis l’enfance, presque sans m’en rendre compte. Très tôt, le dessin et la peinture ont fait partie de mon quotidien. Je me souviens avoir appris à peindre sur des cailloux, enfant et j’adorais çà. C’était un geste spontané, joyeux, qui m’a profondément marquée. Il ne reste de ces années que des images floues, mais l’émotion, elle, est restée intacte. À l’école maternelle, j’ai quelques souvenirs : je travaillais la terre et la peinture, avec un plaisir espiègle. Petite donc, j’ai toujours aimé peindre, mais sans vraiment savoir pourquoi.
Le dessin à l’adolescence
Au collège, vers quatorze ans, le dessin a commencé à prendre une place bien plus importante. Je me suis mise à dessiner tous les jours et déjà avec une certaine exigence. Mes sujets étaient déjà portés par une recherche des émotions vraies et par une attirance pour des figures fortes, presque idéalisées. Je dessinais des déesses, des fées, des figures féminines qui disaient quelque chose de l’élévation et du rêve. Le dessin est devenu alors un moyen de donner forme à ce que je ressentais : j’avais cette envie de vivre dans un monde plus beau.
Quand le dessin devient essentiel
Au lycée, cette pratique se poursuit naturellement. Les thèmes évoluent vers le portrait, notamment celui des enfants et des femmes. Je m’attache de plus en plus aux visages, aux regards, aux attitudes. En parallèle, l’étude de l’histoire de l’art m’accompagne et éclaire mon travail, sans jamais l’enfermer.
La rencontre avec les maîtres
C’est à l’université que je découvre pleinement la force du dessin. La découverte des œuvres de Léonard de Vinci, Botticelli, Raphaël ou Ingres sera déterminante. Leur dessin, à la fois si délicat et profondément expressif, me révèle que la justesse du trait peut contenir à elle seule une grande intensité. Cette découverte va transformer durablement mon regard et ma manière de travailler.
La recherche de vérité intérieure
Après mes études, mon dessin évolue lentement, au fil de recherches personnelles. Je travaille avec patience, prenant le temps de m’imprégner d’une atmosphère. Le trait devient plus précis, plus attentif, sans chercher l’hyperréalisme, qui ne correspond pas à ma sensibilité. Ce qui m’importe avant tout, c’est l’émotion : celle qui passe par un regard, une posture, une lumière sur un visage, une présence discrète.
Aujourd’hui, je dessine et je peins pour moi. Pour me connecter à ma vérité intérieure, à la recherche de la paix surtout. Et le dessin et la peintre m’apportent ce calme nécessaire et tous les outils pour y accéder. L’Art est pour moi un espace de silence et de résilience. À travers les portraits que je dessine, je cherche surtout à évoquer la tendresse et la douceur blottie au fond de moi. Oui. Je veux vivre dans la grâce et surtout profiter de cette chance immense « d’être en vie », tout en poésie.
DAM KAT
Le dessin : un moment de répis
Autour du dessin et de la peinture
Le Veilleur de l’Aube est celui qui affronte son destin avec courage.
ll avance pour protéger ce qui ne peut parler : les animaux, la nature, les êtres qu’il aime. Il défend le fragile, l’indomptable, l’essentiel.
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L’inquiétude affleure sans violence, comme une punition encore silencieuse. Ce qui me touche le plus est l’innocence du couple, intacte malgré l’approche de la chute, donnant à la scène une dimension profondément humaine et...
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