DAM KAT et sa démarche artistique, devant ses dessins, dans son atelier en 2025

Dessiner librement : un geste simple, intime, essentiel.

 

Les carnets de dessins occupent une place essentielle dans mon travail. Ils sont un espace libre, sans enjeu immédiat, où le dessin peut exister sans contrainte. J’y reviens régulièrement, comme on revient à un lieu familier, pour chercher, noter, essayer, parfois simplement pour être au plus près du geste.

Dans un carnet, le dessin n’a pas besoin d’être abouti. Il peut rester fragile, imparfait, inachevé. Cette liberté est précieuse. Elle permet d’oser, de se tromper, de recommencer. Le carnet devient alors un terrain d’exploration, un lieu où l’idée peut naître sans pression, avant même de savoir si elle trouvera une forme définitive.

Le rapport au temps y est différent. Le carnet accompagne les jours, les pensées, les variations d’énergie. Il garde la trace d’un moment, d’un regard, d’un état intérieur. Feuille après feuille, il constitue une mémoire visuelle, parfois consciente, parfois plus instinctive.

Les carnets ne sont pas seulement des outils de travail. Ils font partie intégrante de ma démarche. Ils nourrissent les œuvres plus abouties, mais existent aussi pour eux-mêmes. Ils témoignent d’un processus vivant, en mouvement, où le dessin reste un acte quotidien, direct, nécessaire.

Dans ces pages, la ligne est souvent plus libre, plus spontanée. Elle n’a rien à prouver. Elle cherche, elle respire. C’est là que le dessin retrouve sa fonction première : un geste simple, intime, essentiel.

Le dessin : un moment de répis

Autour du dessin et de la peinture