DAM KAT, artiste célébrant l'intimité et la tendresse à travers une peinture figurative raffinée parle de son dernier coup de coeur : Le Lit de Toulouse Lautrec
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La peinture comme langage silencieux
Je ne sais pas toujours dire où commence la poésie et où s’arrête la peinture. Dans l’atelier, les deux se mélangent naturellement.
Quand je peins, je ne pense pas en mots, et pourtant il y a une forme de langage. Un rythme, des silences, des respirations. Comme dans un poème, tout ne se dit pas, tout ne s’explique pas. Ce qui compte, c’est ce qui reste entre les lignes, ou entre les couleurs. La peinture ne cherche pas à convaincre. Elle propose. Elle laisse le temps au regard, comme un poème laisse le temps à la lecture.
Dans mes portraits, je pense souvent à cela. À ce qui doit être dit, et à ce qui doit rester silencieux. Un trait peut être une phrase. Une zone laissée vide peut être une pause. Le rythme se construit autant par ce que j’ajoute que par ce que je laisse en suspens.
La peinture devient alors un espace d’écoute, plus qu’un espace de démonstration.
Quand la poésie et la peinture se répondent
La poésie et la peinture n’ont pas besoin de se traduire l’une l’autre pour dialoguer. Elles avancent côte à côte, chacune avec ses propres moyens, se répondant sans se commenter. Un tableau peut se regarder comme un poème se lit : lentement, en revenant, en laissant certaines choses ouvertes.
Quand une œuvre me touche vraiment, qu’elle soit écrite ou peinte, c’est souvent pour cette raison-là. Elle ne me prend pas par la main. Elle me laisse entrer, me perdre parfois, et trouver mon propre sens.
Dans l’atelier, ce dialogue silencieux m’accompagne souvent. Il m’aide à ralentir, à écouter davantage, et à accepter que tout n’ait pas besoin d’être formulé.
Le dessin : un moment de répis
Autour du dessin et de la peinture
Le Veilleur de l’Aube est celui qui affronte son destin avec courage.
ll avance pour protéger ce qui ne peut parler : les animaux, la nature, les êtres qu’il aime. Il défend le fragile, l’indomptable, l’essentiel.
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L’inquiétude affleure sans violence, comme une punition encore silencieuse. Ce qui me touche le plus est l’innocence du couple, intacte malgré l’approche de la chute, donnant à la scène une dimension profondément humaine et...
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