Dessin en noir et blanc Le cauchemar, représentant une petite fille endormie, accroché dans un salon avec une cheminée
Dessin en noir et blanc intitulé Les compagnons de l’aube, représentant un homme et un cerf dans une forêt
ATELIER DAM KAT

La peinture comme langage silencieux

Je ne sais pas toujours dire où commence la poésie et où s’arrête la peinture. Dans l’atelier, les deux se mélangent naturellement.

Quand je peins, je ne pense pas en mots, et pourtant il y a une forme de langage. Un rythme, des silences, des respirations. Comme dans un poème, tout ne se dit pas, tout ne s’explique pas. Ce qui compte, c’est ce qui reste entre les lignes, ou entre les couleurs. La peinture ne cherche pas à convaincre. Elle propose. Elle laisse le temps au regard, comme un poème laisse le temps à la lecture.

Dans mes portraits, je pense souvent à cela. À ce qui doit être dit, et à ce qui doit rester silencieux. Un trait peut être une phrase. Une zone laissée vide peut être une pause. Le rythme se construit autant par ce que j’ajoute que par ce que je laisse en suspens.

La peinture devient alors un espace d’écoute, plus qu’un espace de démonstration.

Quand la poésie et la peinture se répondent

La poésie et la peinture n’ont pas besoin de se traduire l’une l’autre pour dialoguer. Elles avancent côte à côte, chacune avec ses propres moyens, se répondant sans se commenter. Un tableau peut se regarder comme un poème se lit : lentement, en revenant, en laissant certaines choses ouvertes.

Quand une œuvre me touche vraiment, qu’elle soit écrite ou peinte, c’est souvent pour cette raison-là. Elle ne me prend pas par la main. Elle me laisse entrer, me perdre parfois, et trouver mon propre sens.

Dans l’atelier, ce dialogue silencieux m’accompagne souvent. Il m’aide à ralentir, à écouter davantage, et à accepter que tout n’ait pas besoin d’être formulé.

Le dessin : un moment de répis

Autour du dessin et de la peinture